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  • Double discours à Davos

    Aujourd'hui, amusons-nous et retrouvons le goût de l'actualité et des mots. Ciel, comme disait Samuel Beckett "tout langage est écart de langage".

    Alors qu'est-ce qu'un double discours ?

    La question peut sembler anecdotique. Elle peut avoir aussi des réponses évidentes. Cependant en ces heures critiques, où la mondialisation doit changer de visage, comme de direction afin d'éviter la rupture définitive entre "les élites" et les "populations", avoir un double discours ce n'est pas faire du "en même temps". Ce n'est pas, non plus, concilier les inconciliables. 

    Avoir un double discours, c'est simplement avoir un discours variable et contradictoire en fonction du public auquel il s'adresse. Là paradoxalement, le public n'a pas changé entre vos deux parties de discours. Vous êtes resté droit, vous avez eu ces phrases, ces propos qui font le bonheur des financiers et le malheur des citoyens...

     

    Montrez-moi le contenu de ce double discours ?

    La vidéo issue de l'article de Jean-Baptiste Duval et de Matthieu Balu sur le site HuffingtonPost illustre parfaitement cette contradiction en images.

    Le premier avoir souligné ce double discours, c'est Eshe Nelson pour le journal Quartz. Il écrit : "la première moitié de son discours, en anglais, s'adressait directement aux chefs d'entreprise, annonçant des investissements dans l'éducation, le changement climatique, la R & D et l'innovation, tout en promettant des incitations fiscales et fiscales pour encourager la prise de risque en France. Macron a déclaré qu'il voulait rendre les règles notoirement rigides du pays plus flexibles - développées de concert avec les entreprises, au lieu d'être simplement appliquées par le gouvernement. Il a également appelé à un changement de la culture de la régulation française, qui engendre la bureaucratie."

    En d'autres termes, la première partie du discours est bien adressée aux banques, aux investisseurs. Et elle se conclut avec force sur la nécessité de travailler main dans la main avec l'Europe. Une Europe forte et unie... Pour ceux qui auraient la mémoire courte. Il rappelle la droite ligne de la Commission « Pour la libération de la croissance française » mise en place par Nicolas Sarkozy (en 2007), présidée par Jacques Attali ancien conseiller de François Mitterrand. À cette époque Emmanuel Macron était rapporteur général adjoint. Puis en 2010, par décret il en est devenu membre. 

    Dans ce rapport de 334 pages, se trouvent 316 mesures... Parmi lesquelles (juste pour rafraîchir la mémoire) :

    Durée du travail : permettre aux entreprises de déroger à la durée légale du travail par accord de branche ou accord majoritaire d’entreprise (décision 136) Autoriser plus largement le travail du dimanche (décision 137)

    La Sécurité sociale : supprimer, dans la Constitution, la distinction entre le PFLSS (Loi de financement de la sécurité sociale) et la loi de finance (décision 224).

    Fusionner la part salariale et la part patronale des cotisations sociales (décision 299)

    Supprimer 3 points de cotisations sociales en les finançant par 0,6 point de CSG et 1,2 point du taux normal de TVA (décision 300). "Non seulement il n’y a rien pour augmenter le pouvoir d’achat mais la commission « décide » de le diminuer en augmentant la CSG et en instaurant la TVA sociale" (c'est ce que notait Jean-Jacques Chavigné).

    Je reviendrais sur ces points à un autre moment notamment sur Macron et les belles promesses faites à la Chine.

    Revenons à Eshe Nelson et à son article dans Quartz. Changement de ton pour la partie française du discours de Macron. Il note que "la deuxième partie de son discours, prononcé dans sa langue maternelle, s'est plongé dans des problèmes sociaux troublants. Il a parlé de la folie de l'obsession de la croissance économique, de l'influence excessive des institutions financières sur la mondialisation, du besoin de coopération fiscale internationale, du nationalisme, du terrorisme, des migrations, du changement climatique, de l'intelligence artificielle, du big data, l'éducation tardive des filles, les dommages environnementaux potentiels de l'initiative chinoise «Une ceinture, une route» et le capitalisme".

    Rien à voir donc avec la première partie. À croire que les français se désintéressent de Davos ou bien encore qu'ils ne parlent pas tous anglais. Moi la première je déteste mon accent anglais, mais je lis et j'écoute les discours en langue anglaise (et dans un grand nombre d'autres). Je préfère d'ailleurs la langue de Shakespeare à la bouillie généralisée que tout le monde désigne par "langue anglaise". Depuis les années 1990 il ne s'agit que d'une langue "globish" dont on nous sert dans les films, les discours, les vidéos-montages, des chansons... Bref une tartine d'abrutissements généralisés entraînant une idiosyncrasie...  

    Pour conclure 

    Monsieur Macron, vous ne le savez que trop bien : l'appauvrissement des mots entraînement l'appauvrissement des esprits. Vous, un président "Jupitérien"...

    Première image très intéressante. En effet, pour ceux qui auraient oublié ce que signifie ce mythe : Jupiter en latin Juppiter ou Iuppiter (génitif Jovis), est le dieu romain qui gouverne la terre et le ciel, ainsi que tous les êtres vivants s'y trouvant. Il est aussi le maître des autres dieux et est originellement un dieu du ciel. Il est, par ailleurs, marié à sa soeur Junon. 

    Président, Jupiter s'affirme ainsi en "maître des horloges". Une question se pose, le monopole de la parole n'est-ce pas cela qui s'appelle une dictature ?

    Enfin comme le soulignait déjà Paul Ricoeur (votre maître - selon votre storytelling), dans son ouvrage Histoire et vérité : "Toute philosophie est, d'une certaine façon, la fin de l'histoire".

     

  • 7 astuces pour "bien" écrire sur le Web

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    En 6 890 098 mots (minimum) et 2500 articles publiés (ou plus), quelques livres... j'ai eu le temps de comprendre comment on écrit sur le Web. J'ai eu le temps de me demander, comment bien écrire ? ou surtout comment être lu ?

    Depuis la naissance d'Internet, les techniques d'écriture n'ont pas trop changé. En revanche, la technologie a fait un bon en avant. Donc pour être lu sur le web... ou plus exactement être vu, il vous faut écrire pour les algorithmes. Et notamment deux (que j'adore) : Google Panda & Google Pingouin.

    Google Panda est apparu en 2011 et était censé améliorer la pertinence des résultats de Google en pénalisant les sites peu qualitatifs. Google Pingouin, lancé en avril 2012, devait lui, pénaliser les sites utilisant des techniques douteuses de netlinking.

    Maintenant que nous sommes prêts, voici nos 7 astuces !

     

    Astuce n°1 : Écrire pour les paresseux 

    • Soyez clair
    • Soyez séduisant
    • Soyez utile
    • Soyez précis
    • Soyez pédagogique
    • Soyez rassurant
    • Soyez convaincant

    Respecter la règle des 4C : Crédibilité, Clarté, Concision, Cohérence

    Bref des phrases courtes. Soit : sujet, verbe, complément.

     

    Astuce n°2 : La visualisation

    Créer autant que possible des infographies... des visuels percutants...

    Jouer autant que possible sur la TAILLE des TITRES 

    mettre quelques mots clés en gras, ou

    1. faire 
    2. des
    3. listes
    4. avec
    5. des puces

    Astuce n°3 : Pensez SMART (phone) - MOBILE 

    Inutile de vous rappeler ici, les 50 chiffres à retenir des réseaux sociaux en 2017, pour vous dire que toute la journée, les humains sont sur leur mobile... Le monde est devenu un écran. Nouveau prisme du réel. (cette dernière phrase, n'est pas bonne pour un algorithme, je vous rappelle, il faut être clair, concis, cohérent et crédible).

    Donc pour optimiser votre article, pensez lecture en F (le F-Shaped Pattern théorisé par Jakob Nielsen)...

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    Astuce n°4 : Pyramide inversée 

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    Cette pyramide est la clef de votre cible. Plus elle doit scroller, moins elle a d'attention. Normal, le monde va vite et l'information encore plus. Donc en haut l'information capitale et le bas les détails.

    > Nielsen Norman Group indique que 81% des internautes lisent, en moyenne, le premier paragraphe, contre 32% seulement pour le quatrième paragraphe. 

     

    Astuce n°4 : Qui est votre lecteur ?

    Adressez-vous directement à votre audience. Utilisez un langage vivant. Peu chiant. Pensez aux « call-to-action ».

    Evitez de concentrer l’attention sur vous / votre entreprise / votre marque...

    Hello c'est fini...

    Nous sommes à l'heure du STORYTELLING pertinent, joueur, participatif. Proposez à votre lecteur un contenu pertinent, intéressant, à forte valeur ajoutée et utile pour LUI (seul).

     

    Astuce n°5 : Travailler votre écriture

    Sans relâche. Chaque jour. Toutes les formulations. Tous les styles : du rap à la romance en passant par la version scientifique. Jouez avec les mots, avec les accords. Transformez. Métamorphosez. PLAY... 

    Mettez du rythme. 

    Essayez, tombez, recommencez...

     

    Astuce n°6 : Référencement Naturel (SEO)

    Ciel jamais sans mon SEO... Ok ?  Google a ses règles... Il aime les contenus pertinents et originaux. En plus Google explique toute la démarche... Donc suivez le guide !

     

    Astuce n°7 : RELECTURE

    Je sais, nous savons, ils savent... Nous voulons tous aller vite. Plus vite que notre ombre. Mais un mot peut en cacher un autre. Donc une relecture c'est bien. Pour éviter les redites, les doublons... Et surtout vérifiez bien que votre nombre de mots dépassent les 300... C'est mieux...

     

    Cet article est le résumé d'un cours... Accessible ici avec mot de passe ! Ce sera ici la dernière info pour les courageux... Un article ne doit pas comporter plus de 7 liens...