Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Art

  • Anamnèse ou l’art de raviver la mémoire

    Anamnèse, Perpignan, exposition, Art, sculpture, peinture, galerie de la main de fer, Paix, guerre, corps, mémoire, souvenir, gravureAnamnèse. Du grec ancien anámnêsis, ce terme désigne le retour à la mémoire du passé vécu. Il n’est pas une simple remémoration, mais une résurgence, une convocation du souvenir dans toute sa densité sensorielle et émotionnelle. C’est un processus qui, bien plus qu’un acte intellectuel, engage le corps, la chair, l’histoire et parfois même le trauma. En médecine, l’anamnèse permet de reconstituer le parcours du patient à partir de ses souvenirs, de ses douleurs et de ses silences. En philosophie, Platon l’évoque comme une réminiscence, un éveil de la vérité enfouie en nous. Mais qu’en est-il lorsque l’anamnèse devient un geste artistique, une tentative de rendre visibles les traces invisibles du passé ?

    Aristote, dans sa Métaphysique, distingue mémoire et anamnèse en soulignant que cette dernière est une démarche active : « La mémoire appartient à ceux qui perçoivent, mais l’anamnèse est propre à ceux qui raisonnent. »

    L’anamnèse ne se limite donc pas à un simple ressouvenir passif ; elle est une reconstruction, une quête de sens qui exige un effort de réinterprétation. C’est précisément ce que propose l’exposition Anamnèse à la Galerie La Main de Fer, en ranimant les vestiges d’une mémoire collective marquée par la Grande Guerre. À travers les œuvres d’Alain Fabreal, d’Émilie Dumas et de Thomas Waroquier, les spectres du passé émergent dans la matière picturale et sculpturale, questionnant notre rapport au souvenir, à l’oubli et à la représentation de l’horreur.

     

    Anamnèse, Perpignan, exposition, Art, sculpture, peinture, galerie de la main de fer, Paix, guerre, corps, mémoire, souvenir, gravureMémoire en ruines : la guerre et ses visages

    Il y a des événements dont la mémoire ne peut s’effacer sans trahir les souffrances qui les ont façonnés. La Première Guerre mondiale fut une apocalypse industrielle, une déflagration qui broya dix millions de vies et marqua à jamais l’identité de ceux qui en revinrent, physiquement mutilés ou psychiquement éteints. Comment alors témoigner de cette histoire autrement que par les chiffres ? Comment restituer, sans fétichisation ni banalisation, l’épreuve de ces soldats dont le corps et l’âme ont été marqués au fer rouge par la guerre ?

    Dans cette exposition, l’anamnèse prend la forme d’un face-à-face bouleversant avec les vestiges de cette mémoire blessée. Les gueules cassées de Fabreal, peintre officiel de l’Armée de Terre, nous plongent dans le regard d’hommes qui ne se reconnaissent plus eux-mêmes. Leurs visages, travaillés comme des paysages de guerre, sont traversés par des failles, des béances, des cicatrices qui disent la destruction et l’incommensurable effort de survie. « Je reprends l’idée du portrait, confie l’artiste, mais il faut témoigner de l’horreur avec objectivité. » Témoigner, donc. Non pas seulement montrer, mais raconter par la texture, par la lumière, par l’absence de complaisance.

    Anamnèse, Perpignan, exposition, Art, sculpture, peinture, galerie de la main de fer, Paix, guerre, corps, mémoire, souvenir, gravure

     

    L’esthétique du souvenir : entre figuration et réinvention

    Loin d’un devoir de mémoire figé, cette exposition interroge le sens même de la représentation historique. L’œuvre d’Émilie Dumas s’ancre dans une anamnèse photographique : en retrouvant et en réinterprétant les clichés du soldat-photographe Pierre Meunié, elle redonne vie aux moments suspendus de la guerre, où les combattants, dans une étrange accalmie, posent face à l’objectif. « La peinture agit comme un bain révélateur », explique-t-elle. Elle ne copie pas, elle ressuscite.

    Quant à Thomas Waroquier, il prolonge cette réflexion en sculptant la trace du trauma dans la matière. Ses visages mutilés, figés dans le bronze ou le métal, évoquent moins la destruction que la survivance. Par la puissance évocatrice des cicatrices qu’il travaille, il sublime ces gueules cassées en témoins d’une humanité fracassée mais encore debout.

    Anamnèse et présent : une mémoire en tension

    L’exposition ne se contente pas d’un regard rétrospectif. À travers l’anamnèse, elle interroge notre propre rapport au passé et à la manière dont l’art peut nous confronter à des réalités que l’ère contemporaine tend à anesthésier. Nous sommes saturés d’images de conflits, de corps martyrisés projetés sur nos écrans avec une indifférence grandissante. Cette banalisation, qui fait de l’horreur une matière consommable, s’oppose à la démarche des artistes de Anamnèse, qui cherchent à redonner aux images une puissance évocatrice, à restituer à la mémoire sa charge sensible.

    Dans ce contexte, l’anamnèse devient un acte de résistance. Résister à l’oubli, à l’uniformisation du souvenir, à l’édulcoration de la douleur historique. Loin d’un simple hommage, cette exposition est une invitation à repenser notre rapport aux traces du passé et à ce que nous en faisons aujourd’hui.

    Anamnèse n’est pas seulement une exposition commémorative ; c’est une épreuve du regard, une confrontation avec notre propre capacité – ou incapacité – à nous souvenir. Car la mémoire n’est pas un musée figé : elle est une force vivante qui, lorsqu’elle se fait art, peut encore transformer notre rapport au monde. Mais à quoi sert-il de se souvenir si ce n’est pour agir ?

    Aujourd’hui, alors que la France prône le réarmement et que les discours belliqueux prennent à nouveau le pas sur l’impératif de paix, cette exposition nous rappelle une évidence : chaque guerre est une faillite de l’humanité. Se souvenir, ce n’est pas simplement commémorer les morts d’hier, c’est refuser que d’autres subissent les mêmes atrocités demain.

    À travers ces visages mutilés, ces corps brisés, ces regards éteints, Anamnèse nous renvoie un message clair : la guerre n’est ni une aventure héroïque ni un destin inévitable. Elle est un gouffre qui dévore les individus et les nations, une machine implacable qui ne laisse derrière elle que cendres et ruines. Comme l’écrivait Kant dans son Projet de paix perpétuelle : « La paix ne saurait être instaurée ni garantie sans un contrat des peuples entre eux. Ce n’est pas une simple trêve, mais un état où l’hostilité disparaît. »

    Alors que l’on exhorte les peuples à se préparer aux conflits futurs, souvenons-nous que la seule victoire véritable est celle de la paix. Défendre la mémoire, c’est aussi refuser la fatalité de la guerre et œuvrer, avec force et lucidité, à préserver ce bien fragile et essentiel qu’est la paix.

    Anamnèse, Perpignan, exposition, Art, sculpture, peinture, galerie de la main de fer, Paix, guerre, corps, mémoire, souvenir, gravure

  • La beauté : une voie pour sortir du chaos

    Journey to the west, voyage vers l'ouest, chorégraphie, Wang yabin, danse, chine, orient, occident, itinéraire, voyageFace aux bruits du monde, et aux chaos répétitifs de notre époque, souvent je me demande : quelle est la solution ?

    Les crises s’enchaînent, qu’elles soient environnementales, sociales ou politiques, et une question semble hanter nos esprits : comment réparer ce qui semble brisé ? Pourtant, lorsque l’on regarde l’histoire de notre humanité, une constante demeure : la beauté. Ce souffle vital, que l’on trouve dans l’art, la nature ou les relations humaines, traverse les époques et s’impose comme une réponse intemporelle aux blessures de notre monde.

    Mais qu’est-ce que la beauté, au-delà de l’esthétique ? Peut-elle réellement changer nos vies, et par là, transformer notre époque ?

    La beauté n’est pas simplement une question d’apparence ou de goût ; elle est une expérience profonde qui relie l’humain à quelque chose de plus grand que lui-même. Les philosophes, de Platon à Kant, ont exploré cette notion comme une manifestation de l’harmonie universelle. Pour Platon, la beauté est un reflet du divin, une porte d’entrée vers le vrai et le bien. Kant, de son côté, y voit une expérience désintéressée, un moment où l’homme s’élève au-dessus de ses préoccupations immédiates pour contempler l’ordre du monde.

    Dans ce sens, la beauté est une rébellion subtile contre le chaos. Elle nous rappelle que, malgré les fractures de notre époque, il existe encore des îlots d’harmonie capables de nous élever, de nous inspirer et de nous guider. C’est dans cet espace que la beauté devient politique, non pas comme un outil d’agitation, mais comme un catalyseur de transformation.

     

    L'art comme acte de résistance 

    L’art, en tant que manifestation de la beauté, a toujours eu ce pouvoir de résistance. Que ce soit dans les fresques de la Renaissance, les symphonies de Beethoven ou les mouvements révolutionnaires portés par des artistes engagés, l’art a une capacité unique à transcender le temps et les frontières. Comme le disait Albert Camus : « L’art, au lieu d’être un refuge, est un moyen de dire non au monde tel qu’il est. »

    Mais l’art ne dit pas seulement « non ». Il offre une alternative. Il montre ce que le monde pourrait être, ou ce qu’il a déjà été dans ses moments de grâce. C’est cette beauté subversive, à la fois utopique et profondément humaine, que l’on retrouve dans des œuvres comme Journey to the West, une chorégraphie contemporaine qui réinterprète une épopée classique chinoise pour nous rappeler que la quête d’harmonie est universelle.

     

    Une odyssée chorégraphique 

    En octobre, à Beijing, j’ai eu la chance de découvrir un exemple parfait de cette beauté : le spectacle chorégraphique Journey to the West, dirigé par la chorégraphe chinoise Wang Yabin. Inspiré du classique littéraire La Pérégrination vers l’Ouest (西游记), cette œuvre réinvente le voyage initiatique du moine Tang Sanzang, aidé par le Roi Singe Sun Wukong, à la recherche des textes sacrés.

    Mais ce spectacle dépasse de loin le cadre d’une simple adaptation. Wang Yabin choisit de raconter l’histoire à travers les yeux de Sun Wukong, explorant ses luttes intérieures et sa quête de transcendance. À travers une chorégraphie puissante et émotive, elle fait vivre au spectateur une réflexion sur l’énergie vitale (Qi), cette force qui anime l’univers selon la tradition chinoise, et sur la nécessité de trouver l’équilibre entre le chaos et l’harmonie.

    Les gestes des danseurs, entre fureur et grâce, illustrent les tensions qui définissent notre existence : les luttes entre nos désirs et nos limites, entre nos instincts et notre quête de sagesse. En mêlant les arts martiaux, la danse contemporaine et la musique symphonique, Journey to the West devient une odyssée sensorielle et spirituelle. C’est une invitation à méditer sur notre propre chemin.

     

    Pourquoi avons-nous besoin de beauté aujourd’hui ?

    Dans notre époque marquée par l’obsession de l’utilité et du rendement, la beauté est souvent reléguée au rang de superflu. Pourtant, comme le rappelait Simone Weil, “le besoin de beauté et de vérité est presque plus essentiel à l’âme humaine que le besoin de pain.” La beauté offre ce que rien d’autre ne peut : une pause, une respiration. Elle nous recentre sur l’essentiel.

    Cette fonction transcende l’art et touche à toutes les dimensions de notre existence. La beauté nous aide à voir l’ordre dans le chaos, à percevoir une harmonie là où il n’y avait que dissonance. Elle agit comme un pont entre les cultures, comme le montre la collaboration entre artistes chinois et occidentaux dans Journey to the West. Cette fusion transculturelle, que François Jullien nomme “fécondité de l’écart”, illustre comment la rencontre des différences peut donner naissance à quelque chose d’unique et d’universel.

     

    Se rebeller par la beauté

    Être rebelle aujourd’hui, c’est refuser de céder au désespoir ou à l’apathie. C’est choisir de créer, de rêver, et de voir dans la beauté une alternative au chaos. En redécouvrant la beauté dans l’art, dans la nature ou dans nos relations, nous devenons des agents de transformation.

    Chaque fragment de beauté compte. Une danse, une œuvre, un geste humain – tous peuvent agir comme des lumières dans l’obscurité. C’est en cultivant cette beauté, en la partageant, que nous trouverons peut-être la force de réenchanter le monde.

    Alors, face aux bruits du monde, rappelons-nous que la beauté, cette force discrète mais essentielle, reste un acte de résistance. Non pas pour fuir le chaos, mais pour lui montrer le chemin vers l’harmonie.

  • La rentrée en Art à la Galerie "La main de fer"

    Dernier jour du mois d'août, la rue de la Révolution Française à Perpignan se pare de ses rousseurs automnales. Fin de journée, les rayons de soleil caressent les briques des immeubles de la rue. Une douceur estivale s'efface pour la ferveur de la rentrée de septembre. Loin de la rentrée scolaire, c'est bien de la rentrée des arts qu'il s'agit à la Galerie de la Main de Fer.  

    "CE QUE TU VOIS EST-IL CE QUE JE SUIS ?" tel est le titre de cette exposition qui rassemble deux artistes Olivier Diaz de Zarate et Thierry Genay.

    Une interpellation sur les désordres de nos visions  (sur le monde), sommes-nous des miroirs de l'autre ou bien de simples subjectivités ? Inversion des mondes et regard en miroir, voilà ce que nous propose Géraldine Torcatis dans sa galerie. 

    Olivier Diaz de Zarate, Galerie main de fer, Géraldine Torcatis, exposition, Art

    Olivier Diaz de Zarate nous invite à une introspection profonde à travers sa maîtrise de la figuration concrète. En simulant la réalité avec une perfection presque troublante, il ne se contente pas de reproduire le monde qui nous entoure, mais il nous pousse à questionner la nature même de cette réalité. En dévoilant l'âme, il nous rappelle que la vérité est souvent plus profonde que ce que l'œil peut percevoir.

    Sa virtuosité dans l'utilisation des codes classiques de la peinture est indéniable. Il se joue ainsi de nos sensations et de nos attentes en matière de classicisme. Pourtant, loin de se cantonner à une simple répétition du passé, son travail est résolument moderne. Il est le fruit d'une recherche picturale intense, d'une préparation méticuleuse qui met en lumière l'acte de peindre lui-même. Le support, couvert de ce qu'il décrit comme du "divin", est un hommage vibrant à l'héritage des classiques et à la « Scientia Pictoris ».

    Aujourd'hui, il vit et travaille à Narbonne. Son œuvre est marquée par une recherche profonde de l'identité personnelle, explorant les notions d'intimité et d'émotion. Il utilise le miroir comme un outil pour permettre au spectateur de se voir d'une manière immédiate et instinctive. Inspiré par des maîtres tels que Caravage, Chardin, Fragonard et Veermer, Olivier Diaz de Zarate combine les codes classiques de la peinture avec une approche contemporaine. 

    Thierry Genay, Galerie Main de fer, Géraldine Torcatis

     

    Thierry Genay, élégance du regard, grandeur de la retenue, nous offre une vision renouvelée de la photographie. Ses clichés épurés sont un véritable miroir de l'âme, transformant la nature morte en une œuvre d'art contemporain. L'influence de la peinture flamande est palpable, créant un pont entre passé et présent, entre tradition et modernité. Thierry Genay joue avec les contrastes : entre le plein et le vide, entre ce qui est visible et ce qui reste caché. Il nous présente une vision du monde où chaque élément est en équilibre, où chaque détail compte.

     

    La galerie La Main de Fer, nichée au cœur de Perpignan, est l'écrin parfait pour cette exposition en miroir. Deux artistes, deux visions, une double interrogation démultipliée par les spectateurs. 

    Ouverte du mardi au samedi, elle offre aux visiteurs un espace où l'art et la réflexion se rencontrent. Géraldine Torcatis, la curatrice, est disponible sur rendez-vous pour ceux qui souhaitent approfondir leur expérience.

     

    CE QUE TU VOIS EST-IL CE QUE JE SUIS ? est plus qu'une simple exposition. C'est une invitation à la réflexion, à la découverte de soi à travers l'art. Olivier Diaz de Zarate et Thierry Genay, chacun à sa manière, nous rappellent que l'art est un miroir de l'âme, un reflet de notre propre vérité.

  • L'Office de Tourisme et de la Culture de Jiangsu célèbre la biodiversité avec un concours international de dessins

    Chine, concours dessin, biodiversité Jiangsu, route de la soie

    Le 22 mai 2023, à l'occasion de la Journée Internationale pour la Biodiversité, l'Office de Tourisme et de la Culture de Jiangsu a dévoilé les résultats du concours international de dessins, « Dessine-moi des plages sauvages : refuge des espèces protégées et paradis des oiseaux ». Ce concours a été organisé dans le but de sensibiliser les jeunes à la coopération internationale pour la gestion du littoral côtier et des zones humides.

    Du 26 janvier au 26 avril 2023, des jeunes de 10 à 16 ans issus de villes et régions françaises, dont Paris, Bordeaux, Versailles et les villes du 92, ont participé à ce concours de dessins sur la biodiversité. Leurs œuvres ont été évaluées par un jury professionnel composé de hautes personnalités. Parmi de nombreuses créations impressionnantes, le jury prestigieux a dû départager les six gagnants.

    Les jeunes participants ont su traduire dans leurs créations artistiques la beauté du littoral du Jiangsu, une province située à l'est de la Chine, à environ 10 000 kilomètres de la France. Quatre critères ont été retenus pour évaluer les œuvres : l'imagination, l'originalité, les qualités poétiques et les qualités artistiques.

    Le premier prix a été attribué à Gabrielle Leray et Marguerite Chevrou, qui ont co-créé un magnifique dessin au Collège Saint Jean Hulst à Versailles. Gabrielle Leray a déclaré : « La beauté et la liberté des oiseaux de cette réserve naturelle m'ont inspirée, car nous devons vraiment travailler à préserver cette harmonie existante au Jiangsu car il s'agit de notre avenir à tous ». Marguerite Chevrou a ajouté : « J'ai vécu en Chine plusieurs années et j'ai adoré. J'ai fait ce dessin pour participer à la protection de notre bien commun qui sont les plages, les oiseaux, les autres animaux, les plantes : cette merveilleuse nature qui nous est offerte ».

    Les deuxièmes prix ont été remportés par Arthur Grandchamp des Raux et Sofia Senoussi, tandis que les troisièmes prix ont été obtenus par Adèle Babin et Genevieve Pissarev et Annabel Mesplède Albert.

    La présidente du jury, Laurence de Richemont, de la Commission Européenne DG Marché Intérieur, Industrie, Entreprenariat et PME, a souligné l'importance de ce concours : « L'Europe et la Chine sont confrontées à des défis similaires à cet égard, tout comme le reste du monde. Les pressions exercées sur les ressources naturelles, les eaux et les océans, ainsi que la pollution nécessitent de travailler ensemble pour jouer un rôle moteur à l'échelle mondiale. Ce concours est une merveilleuse occasion pour les participants de partir à la découverte des réalisations de la province de Jiangsu et de faire preuve d‘imagination et de créativité pour en témoigner. C’est aussi une façon de bâtir un pont pour que, tous ensemble, nous allions vers un monde où chacun pourra vivre en harmonie avec la nature ».

    Le responsable de l'Office de Tourisme et de la Culture de Jiangsu a également souligné l'importance de sensibiliser les jeunes à la protection du littoral. « Les zones côtières ont un écosystème fragile, la protection écologique du littoral est confrontée à des situations compliquées, un problème commun à tous les pays. Nous avons voulu par ce concours sensibiliser les jeunes à la protection du littoral. La gestion des zones humides sera un facteur essentiel dans les années à venir pour la biodiversité. Avec l'expression artistique, nous espérons renforcer les échanges culturels entre la Chine et la France, et faire connaître à un plus grand nombre de jeunes la beauté de l’écosystème du Jiangsu. Et lorsque l’on voit les dessins du concours, nous avons été très heureux de constater la beauté de l’imagination des dessinateurs en cette journée symbolique ».

    Les dessins s'inspiraient de la zone de conservation des oiseaux migrateurs rares le long du littoral du Jiangsu, qui possède les plus grandes vasières intertidales du monde et constitue le nœud central de la zone de migration des oiseaux migrateurs entre l'Asie de l'Est et l'Australasie, avec 4 729 espèces enregistrées, soit 68,5 % du total de la province. Avec un mélange diversifié de plaines, de vasières et d’océans, l’habitat des oiseaux migrateurs de la mer Jaune (Bohai) est devenu le premier site du patrimoine naturel mondial de type zone humide côtière en Chine.

    La province du Jiangsu a fait de grands efforts ces dernières années pour développer un aménagement écologique et un tourisme durable. Elle a su protéger ses paysages, sa faune, sa flore, préserver ses ressources, réintégrer des espèces protégées, gérer son littoral marin, et développer une activité écotouristique par l’adoption de solutions pragmatiques et efficaces. Son objectif : atteindre le pic des émissions carbones avant 2030.

    Les 50 meilleurs dessins français seront exposés, aux côtés des 50 meilleurs dessins chinois dans la galerie ORIENTAL.PARIS. Le vernissage se tiendra à partir de 18h 30 le lundi 10 juillet prochain en présence de la Délégation de l’Office de Tourisme et Culture de Jiangsu, qui viendra de Chine à cette occasion.

    Ce concours a mobilisé de hautes personnalités et a été salué pour son initiative pédagogique qui permet aux jeunes de participer et réfléchiraux enjeux écologiques, touristiques et environnementaux qui seront leur avenir. Jérôme Bignon, président de l'association RAMSAR France, a déclaré : « La Chine a très vite compris combien l'eau est essentielle à fortiori dans un pays de sa taille. La Chine a consacré beaucoup de temps et d’intelligence pour le développement des zones humides et aujourd’hui elle est récompensée car les zones humides sont connues dans le monde. Tout le monde considère bien cet enjeu et son importance, et le monde chinois y joue un rôle, puisqu’ils présidaient la dernière convention, pour en faire profiter l’ensemble de la planète ».

    Christophe Décloux, directeur général du CRT, Comité Régional du Tourisme d’Ile de France, a félicité la province de Jiangsu pour cette initiative : « Je félicite la province de Jiangsu pour cette initiative pédagogique qui permet aux jeunes de participer et réfléchir aux enjeux écologiques, touristiques et environnementaux qui seront leur avenir. Plus de 80% du territoire francilien est constitué d’espaces ouverts proposant un potentiel considérable en matière d’écotourisme pour Paris Région. Le Comité Régional du Tourisme Paris Île-de-France accompagne ainsi la transition écologique de l’offre existante et renforce le développement d’une offre de tourisme durable afin d’engager la destination dans l’adaptation au changement climatique ».

    Shabaz KHAN, Directeur du bureau de L’UNESCO à Pékin, a salué la qualité des dessins : « La qualité de ces dessins et leur imagination ont été exceptionnelles, illustrant de magnifiques aspects de l’environnement du Jiangsu et notre rôle vis-à-vis de notre biosphère. J’adresse toutes mes félicitations à tous les gagnants et participants du concours ».

    Frederic Herpers, Président SAS Stratégie Mer et Littoral, président du Groupe Mer et Littoral du Comité français de l’UICN, a souligné l'engagement de la Chine dans la protection des zones sensibles : « La Chine a depuis longtemps engagé des activités de protection, c’est d’autant plus notable que cette réserve de biosphère est une réserve d’intérêt international sur la migration des oiseaux. Cette reconnaissance de la Convention Ramsar illustre tout l’engagement porté depuis plus de 40 ans par la Chine sur la protection des zones sensibles et appelle donc l’attention sur l’importance de la protection de la biodiversité ».

    Sophie Mette, députée Gironde, ancienne Vice-présidente Groupe d’amitié France -Chine, Assemblée Nationale, a souligné l'importance de la coopération entre la France et la Chine : « Ce projet est donc à mi-chemin entre la culture et l’écologie. Les civilisations chinoises et françaises sont anciennes, elles ont toujours su échanger et s’enrichir l’une l’autre. Ce concours constitue un exemple récent de cette coopération qui grandit les peuples. Elle est ici au service du défi du siècle, celui de la préservation de la planète ».

    Ce concoursa démontré l'importance de la sensibilisation à la protection de l'environnement et de la biodiversité, tout en renforçant les liens culturels entre la Chine et la France. Il a permis aux jeunes de s'exprimer artistiquement tout en réfléchissant aux enjeux environnementaux mondiaux. Les œuvres créées ont non seulement mis en lumière la beauté naturelle du littoral du Jiangsu, mais ont également souligné l'importance de la coopération internationale pour la gestion du littoral côtier et des zones humides.

    La province du Jiangsu continue de faire des efforts pour développer un aménagement écologique et un tourisme durable, prouvant qu'elle a su concilier performance touristique et développement écologique. Elle œuvre au renforcement de la coopération internationale par un partage des connaissances, suivant les souhaits de la convention Ramsar.

    Ce concours a été une occasion unique pour les jeunes de participer et de réfléchir aux enjeux écologiques, touristiques et environnementaux qui seront leur avenir. Il a permis de sensibiliser à la protection de la biodiversité et a été salué par de hautes personnalités pour son initiative pédagogique.