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Sorties (ré)créatives - Page 3

  • Zoll Projekt

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    Ils sont jeunes, ils sont beaux. Ils ont la fraîcheur de leur âge, la force des nouvelles technologies, la rage d'un changement et le volonté de partager. Le collectif Zoll Projekt réunit des artistes, de jeunes artistes qui traversent le temps et l'espace en musique, en images.  

    A force de traîner dans des lieux sans âme, à forcer d'écorcher leurs oreilles. Ils ont choisi de se réunir autour de leur(s) goût(s). Et ils ont eu raison. 

    Synergie des sons et des images, des rêves et des espaces partagés au-delà des misères actuelles. Un engouement pour l'ailleurs, le partage, le voyage,...

    Leur seul mot d'ordre soyons "éclectique"...

    Ecoutez leurs sons, c'est déjà entrer dans la danse, transe légère au-delà du bruit et de la fureur actuelle. C'est croire en un autre lendemain, c'est trouver la force d'inventer, de jouer de la créativité. 

    A la diagonale du temps, ils ont réussi à trouver l'espace, l'écho de leurs rêves.

    Dépassement pour l'art...

    Du rêve lucide

    Un réel sublimé par l'action...

    Ils rejoignent Dostoïevski et affirment, avec lui, comme une évidence légère "l'art sauvera le monde" 

     

  • Le tautisme vu par Moby

    Le "tautisme" très beau néologisme inventé par Lucien Sfez...

    Ce (nouveau) mot désigne un autisme tautologique... Hihi la tautologie c'est la répétition du message... Je répète, tu répètes, ils répètent sans fin et de guerre lasse... Nous succombons à ce cercle infini...

    En l'occurence, le "tautisme" désigne une sorte d'automatisme qui consiste à prendre l'image de la réalité pour la réalité même ou l'expression de la réalité. 

    "Principe qui consiste à prendre la représentation de la réalité pour son expression. Par ce biais les médias se copient les uns les autres et cette répétition tend à nous faire croire qu'elle vaut preuve.  Le terme est à la fois un néologisme et un mot-valise, forgé à partir des mots tautologie et autisme (maladie de l’auto-enfermement communicationnel dans laquelle le patient n’éprouve pas le besoin de communiquer)" Lucien Sfez (Cf. Critique de la communication. Seuil, 1988)

     


    A l'heure où l'expression d'un réel semble plus importante que le réel lui-même. A l'heure où les batailles du storytelling font rage... Il est urgent de se demander, comment revenir ? Comment rattraper les esprits qui fuient dans cette fiction sidérale.

    Cet autisme tautologique fait de la fiction une réalité agissante, sourde à tout ce qui n'est pas elle-même. Il tend même à remplacer l'hypothèse par l'affirmation. La puissance actuelle des médias fait que le monde est au bout de nos yeux. Il nous suffit de le contempler depuis notre main pour que nous ayons l'impression de le posséder et de le dominer.

    C’est lui qui, cependant, nous écrase. La représentation n’est plus expressivité mais pouvoir.

    Nous n'entrons plus qu'en contact avec nous-mêmes. Et répétons, répétons, répétons à loisir ce cheminement... Nous "likons" même ce(s) délicieux moment(s) de répétition... 

    « Autisme tautologique par lequel on répète interminablement la même cérémonie abstraite. Autisme totalisant par lequel nous sommes dilués dans l’absolu du monde, faute de nous être séparés de lui pour le comprendre. »

    Au fait quel temps fait-il dehors ?

  • Sophie Mousset : femme en guerre(s)

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    Que dire ? Que ceux qui ne connaissent pas Sophie Mousset se mordent les doigts ! Moi je voudrais qu'elle me donne des cours de kalach. Des baffes pour que je continue à réveiller les (in)consciences. Elle aurait eu raison de me pousser encore plus loin. La vodka le matin glacée, c'est meilleur que le café.

    Sophie Mousset fait partie de ses femmes aux vies multiples. Elle est comme Claude Favre, elle a les mots au corps. Les mots sont les compagnons des routes de poussière, des bruits de balles. Percussion des idées reçues. Fragments de réel étalés aux yeux des éditeurs qui n'y connaissent rien, qui ne sortent pas des dîners mondains. Dans le silence de la page, elle crie les bruits du monde. Elle fait sentir le coeur qui frappe, le sang des morts, le sang des libertés à reprendre.

    Elle monte au front...

    Et elle vous emmerde !

    Donc évidemment, il faut qu'elle continue... Lire ses textes c'est déjà la soutenir ! Donc cliquez ici (chez E-Fractions car c'est mieux qu'ailleurs !)

  • Claude Favre (les mots guingois)

    langue, poésie, art, Claude Favre

    Objet littéraire non identifié

    Poète-(sse) 

    Les mots sont autant d'armes puissantes

    Les mots sont autant de larmes

    Les mots ont un corps

    L'esprit du poème se brise, s'abîme, se roule, se déroule, fragile transe...

    La brisure des mots

    La blessure des phrases

    La transparence invisible du quotidien

    Nul algorithme peut cerner 

    La poésie à l'oeuvre

    L'oeil écoute

    La langue de guingois 

     

     

    Claude Favre / Témoin du siècle

    Des mots, des images, des fêlures

    Des quotidiens

    Bruit

    Silence

    Trajectoire(s)

    Ecume

    Ecorchure(s)

    Pour dire l'in-dicible

    Dire

    Ecrire

    Crier

    Engendrer 

    A angle vif

    Claude Favre / Le corps des mots

     

    Plus sur son travail ici